Voyageons Autrement présente le livre sur Cuba de Jean-Pierre Lamic

"Voyages en immersion au sein d’un pays controversé" : Sur les pas de Jean Pierre Lamic dans son Cuba.

 

Comment voyager de manière responsable à Cuba? Voici ce que vous apprendrez – tout au long d’un récit inédit qui se parcourt comme un roman.

 

« Cuba 1988-2017 – Voyages en immersion au cœur d’un Pays Controversé » de Jean-Pierre Lamic.

 

Paru au mois d’Août 2017 aux Éditions Kalo Taxidi.

Jean Pierre Lamic est Directeur de l’association engagée Voyageurs et Voyagistes Eco-responsables dont Voyageons Autrement relaie souvent les actualités et initiatives.

Mais Jean Pierre est aussi et avant tout accompagnateur en montagne, il a vécu et partagé le quotidien de nombreux habitants de pays au Mexique, en Turquie, au Maroc et Cuba son pays passion.

Laissons le nous présenter son ouvrage fruits de 30 ans d’immersions et de connaissances sur cette île et ses habitants. Un livre riche à savourer cet automne.

 

« En effet, ce pays possède bien des particularités propres et uniques, dues à son système politique particulier, avec pour principales conséquences :
– Une organisation étatique du secteur touristique
– Un système de double monnaie difficile à comprendre pour un étranger.
Comment dans ces conditions est-il possible de participer à une certaine redistribution des revenus touristiques vers les Cubains eux-mêmes ? Et faire en sorte que l’État ne perçoive pas la totalité des devises provenant du secteur ? Le tout en parfaite légalité au sein du pays.

 

Que se passe-t-il la plupart du temps, voire toujours ?


1er cas de figure : Un Opérateur de voyages achète un package touristique organisé par une agence cubaine.


Et ce, que le circuit se réclame d’un tourisme conventionnel ou d’ « aventure ».
Les prestations sont alors toutes fournies par des structures étatiques, même, lorsque certaines nuitées s’effectuent dans des casas particulares (maison d’hôtes) (une possibilité très récente, car il y a peu, seuls les voyageurs individuels y avaient accès).


2ème cas de figure : Des personnes n’utilisant pas les services d’une agence louent un véhicule, réservent des hôtels, dorment en chambre d’hôte, mangent dans des restaurants d’État ou des paladars (privés).
Considérant que :
– Les deux seules compagnies de location de voitures (trois avec Gaviota) appartiennent à l’État
– Les hôtels sont soit propriété de l’État, soit de Joint-venture avec au moins 51% des parts qui restent cubaines. Leur gestion est confiée à des chaînes hôtelières étatiques
– Les Maisons d’hôtes et paladars affichent leurs prix en devises ; c’est-à-dire qu’ils facturent leurs prestations à des tarifs environ dix fois supérieurs à ce que payerait un Cubain en monnaie nationale pour des repas et prestations identiques
– Ces maisons d’hôtes et paladars appartiennent à des personnes qui ont pu mettre leur demeure au niveau d’un confort exigé par la clientèle internationale, donc aux habitants les plus aisés.


Par conséquent, on voit bien que l’argent dépensé par les visiteurs arrive soit dans les caisses de l’État, soit dans les poches de la frange la plus riche des Cubains.

 

Alors direz-vous ; nous sommes bien loin des concepts régissant, ailleurs, la notion de tourisme responsable. Oui et non, à la fois.

 

Non parce que l’État cubain réinvestit massivement cet argent dans ses services publics de haut niveau, améliore ses réseaux d’adduction d’eau potable et d’assainissement, a réorganisé ses centrales électriques, ses hôpitaux, la téléphonie mobile et Internet, dont l’ensemble profite aux habitants. Les transports publics sont en voie d’amélioration en dépit de manques encore importants.

 

Oui, parce que la plupart des cubains ne profitent pas de la manne touristique par le fait qu’eux vivent majoritairement et principalement avec leur monnaie nationale et n’ont pas un accès direct aux devises dépensées par les touristes. Et que donc, pour que l’argent de ceux-ci profite aux Cubains les plus modestes, il conviendrait que les étrangers achètent leurs fruits, cafés, et denrées de base, en pesos cubains, ce qui est tout à fait possible et légal, contrairement à une idée largement et faussement répandue par la presse touristique, guides de voyage en tête !

 

Voilà pourquoi voyager de manière responsable à Cuba n’est pas si simple, et est très peu développé.


Ce qui est certain, c’est qu’aucune agence de voyages de quelque sorte que ce soit, n’apporte une quelconque plus-value en matière de tourisme responsable…
Et que très peu de voyageurs font vivre directement des Cubains par leurs voyages, sauf à enrichir un peu plus les potentats locaux qui détiennent les maisons particulières et paladars…


L’exception – il en existe toujours – est représentée par les sites que l’État a confiés, pour leur gestion, à des communautés, dans des zones d’écotourisme reconnues, comme Las Terrazas ou la Caverne de Santo Tomas… Là, les populations locales en profitent réellement !

 

Voici encore un particularisme de Cuba : in-fine, c’est l’État cubain, lui-même, qui applique le mieux les principes de l’écotourisme et du tourisme responsable !

 

La seule agence française à dépenser plus d’argent en pesos qu’en devises dans le pays est Terres Oubliées, dont le guide historique n’est autre que l’auteur de l’ouvrage présenté ici… »

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