Faut-il se réjouir de la construction de paquebots à Saint Nazaire?

Les médias, le gouvernement, tout le monde se réjouit : quatre bateaux à livrer représentent un investissement de 4 milliards d’euros et 17 millions d’heures de travail à Saint-Nazaire.

 

En revanche, ni la planète, ni les amoureux de belles villes telles que Barcelone, Thira (Santorin), Dubrovnik ou Messine, ne peuvent se réjouir de la construction de villes flottantes de 7000 passagers qui seront vomis par une noria de bateaux-taxis, pour être transportés par des centaines d’autocars…

 

Ces « visiteurs » débarqueront telles des armées invasives poussant tout sur leur passage, en quête de la photo qui prouvera « j’y suis allé », au mépris de tout respect de la capacité d’accueil du territoire et de la quiétude de ces lieux vendus au tourisme de masse – lieux qui, ce faisant perdent tout leur attrait originel…

 

Ces croisiéristes, une fois rassasiés d’une culture qu’ils ne comprendront jamais retourneront dans leur prison dorée pour gaspiller 300 litres d’eau par jour, manger des pommes, traitées une vingtaine de fois, qui ont fait le tour du monde avant d’arriver dans leur assiette, des confitures industrielles au vague goût de fruit, des denrées achetées à bas coût sur le marché mondial à des producteurs qui inondent nos sols de pesticides …

 

Puis ils s’en iront polluer d’autres rivages…

Cette croissance-là, saluée unanimement dans les médias, est comparable aux bénéfices que l’industrie pharmaceutique génère pour soigner le tabagisme, l’alcoolisme et le stress produit par nos sociétés déliquescentes…

 

Les croisières, dont la vente est en plein boom, ne génèrent que des effets induits fortement négatifs, dont ceux-ci :
Des milliards de chiffre d’affaire pour quelques uns, au détriment du bien public qu’ils s’accaparent en toute impunité… Ce dont pâtissent des habitants, des promeneurs, des visiteurs discrets et cultivés et tant d’autres anonymes qui n’auront rien à dire, parce que, c’est comme ça…

 

Pendant ce temps quelques milliers d’employés qui n’iront jamais constater les dégâts occasionnés par le résultat de leur travail seront heureux d’avoir pu travailler pendant 10 ans…

 

On vit une époque formidable !

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