DOSSIER : La labellisation du tourisme responsable : ce que l'on ne vous dit pas !

Tourisme responsable :                    La labellisation des gros T.O est en marche !

Voici le tout premier dossier de V.V.E (écrit en 2014 - Il reste totalement d'actualité) sur la labellisation, ses enjeux, et tout ce à quoi l'on ne pense pas obligatoirement au premier abord!

 

Dossier publié sur le site de Veille Info Tourisme et diffusé sur le site des JNE (Journalistes et Écrivains pour la Nature et l'Écologie).

La Labellisation des gros TO.pdf
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Tourisme responsable : une labellisation des gros T.O est en marche !

 

La labellisation « tourisme responsable » des Tours Opérateurs de taille importante est annoncée Celle du SNAV  (Syndicat National des Agents de Voyages), présentée en 2013, fait du sur place !

 

Mais de quoi parle-t-on ?

 

· La certification est une procédure par laquelle un tiers indépendant vérifie, de façon continue, la conformité entre les activités de l’organisation et les règles issues de documents normatifs et référentiels.

 

· Le label représente le symbole officiel d’identification permettant à un groupement de professionnels (association, fondation, fédération ou organisme officiel) de garantir aux clients que ses membres respectent un cahier des charges contrôlé par un organisme interne ou externe.

 

Donc, à ce jour, il n'existe aucun véritable label "Tourisme Responsable", en dépit des affirmations de certains.

 

ATR est une certification, les critères ont été écrits par les membres de l'Association eux-mêmes.

 

ATES est un processus interne, non validé par un organisme certificateur externe.

 

En ce sens, la démarche ATES est au même niveau que celle de V.V.E. seule la sémantique change...

 

Une des questions à se poser est : Que vaut un label en matière de tourisme responsable ?

La question essentielle de l’évaluation est récurrente. Non seulement elle coûte cher, mais elle doit vérifier des critères flous. Les grilles existantes ne proposent pas d’objectifs quantifiables à atteindre.

 

L’évaluation demeure donc un obstacle véritable à la mise en œuvre d’une labellisation crédible qui serait reconnue par TOUS les acteurs du tourisme responsable.

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Commentaires : 7
  • #1

    Yohann ROBERT (samedi, 29 mars 2014 07:25)

    Nous pratiquons l'évaluation et l'audit des entreprises, notamment dans le cadre des démarches Qualité Tourisme ou Green Globe. Nous pouvons témoigner de la déontologie qui nous anime et expliquer les coûts qui composent cette évaluation. J'aimerais sincèrement débattre sur le côté "cher" avancé... il y a tant à dire ! et pour une labellisation crédible qui s'applique à tous, c'est Green Globe. Démarche reconnue par toutes les instance dont le GSTC. Autre signe : les leaders de la profession l'utilisent, partout dans le monde.

  • #2

    Jean-Pierre LAMIC (samedi, 05 avril 2014 23:21)

    Nous sommes ouverts à tout débat. En 2010 Ecocert a évalué les démarches de labellisation du tourisme responsable. Commentaires sur Green Globe : "Le label green globe possède l’avantage d’être reconnu à l’international. Cependant il comporte des
    lacunes sur les volets sociétal et la gouvernance". Ce que nous disons est que ce qui ferait un bon label, ce seraient de bons critères, reconnus par tous... Mais pour les établir, ne faudrait-il pas travailler tous ensemble?

  • #3

    Mahery (jeudi, 17 avril 2014 13:43)

    Bonjour,
    Je me permets d'ajouter que pour qu'un "bon label" puisse exister et être reconnu, il lui faut aussi un gros budget. Quand on voit que Trip Advisor, par exemple, arrive maintenant avec son propre "éco" label, on peut se douter que toutes les autres initiatives auront bien du mal à survivre, ou en tout cas à être efficace.
    En effet TA va inonder le marché avec un label "low cost", évalué par les voyageurs eux mêmes (ça sur le fond c'est plutôt bien). Sûr que les hébergeurs vont se tourner vers celui là car sa reconnaissance par les voyageurs va vite dépasser celle des autres (qui n'en ont que peu), qui ne parviennent pas à se fédérer. Bref, entièrement d'accord sur le fond du dossier (utilité des labels VS utilité du concret, d'outils pratiques et pragmatiques qui permettent aux professionnels du secteur de responsabiliser leur activité) et sur la dernière remarque de JM Lamic : ensemble c'est mieux ; voire indispensable.

  • #4

    Jean-Pierre LAMIC (samedi, 13 décembre 2014 16:20)

    Chez V.V.E, nous avons toujours exclu des certifications ou labels qui reposent sur l'évaluation des voyageurs. Comment un voyageur qui découvre un territoire et ne possède aucune des clefs de compréhension dudit territoire peut-il évaluer ce qui est responsable et ne l'est pas? Il jugera au mieux en fonction de sa perception suggestive du rapport qualité/prix.

  • #5

    Guillaume CROMER (mardi, 31 mars 2015 10:48)

    Salut Jean-Pierre,

    Quid de Travelife pour les tour-opérateurs à l'échelle européenne, reconnu par le GSTC? http://www.travelife.info/

    Un programme de certification reconnu, adapté aux métiers et reprenant l'ensemble des points de la norme ISO 26000...

    Intéressant non?

  • #6

    Susana Conde (mardi, 31 mars 2015 15:48)

    D'acord avec Guillaume, nous sommes certifies comme TO avec Travelife et on travail avec des criteres tres haut du responsabilite et durabilite.

  • #7

    Jean-Pierre Lamic (mardi, 25 août 2015 19:25)

    Franchement, a-t-on besoin de Travelife pour faire du tourisme responsable? Où sont les critères pour que l'on puisse juger de la pertinence de ces derniers ? Encore une obscure certification qui ne fait qu'alimenter la confusion dans le secteur. Encore un truc que l'on veut vendre à ceux qui ont besoin de communiquer sur des engagements réels ou non.

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