Peut-on faire du tourisme durable dans les espaces protégés?

Article publié sur le site Voyageons Autrement : http://www.voyageons-autrement.com/peut-on-faire-du-tourisme-durable-dans-les-espaces-proteges-en-hiver

 

Suite de ”Entre V.V.E et les espaces protégés, ça bouge !”

 

Et bien, comme chaque fois que l’on veut créer des séjours durables, il convient de réfléchir en amont aux conséquences de la mise en tourisme de son territoire. Et d’en analyser les effets directs sur le terrain (ce que beaucoup d’offres « durables » oublient !).

Chez V.V.E, nous sommes tous des acteurs de terrain, ce qui nous permet d’observer ces conséquences quotidiennement !

Prenons l’exemple des raquettes à neige, activité en plein développement. On assiste à la réalisation d’itinéraires par les stations. Certains sont mis en place sans que l’on sache quel niveau physique est requis, quelle dénivelée positive et négative, sans donner d’informations sur la modification des difficultés en fonction de l’enneigement, sans information sur l’environnement naturel. Certains territoires sont sur-balisés, y compris des espaces fragiles. D’autres laissent en place les balisages de l’été qui induisent en erreur, notamment sur les temps de marche et la dangerosité en hiver.

L’activité raquettes à neige, doit donc, elle aussi être « pensée », et organisée en conséquence. D’autant qu’elle peut engendrer de nombreux dérangements à la faune, quand le pratiquant manque d’information sur le milieu naturel.

Il est très facile de débusquer et stresser des espèces rares qui nichent au sol, comme le tétra Lyre ou la perdrix bartavelle.

L’accompagnateur demeure le meilleur médiateur avec cet environnement qu’il connaît bien pour le parcourir au quotidien.

Lui seul saura réaliser des itinéraires adaptés au niveau physique du participant, respectueux de l’environnement. Parfois, il aidera même la faune à passer l’hiver dans de meilleures conditions.
Comment ? Et bien, en passant régulièrement aux mêmes endroits, il dame certains sentiers inutilisés par ailleurs, que la faune utilisera pour se déplacer plus aisément en limitant ses efforts physiques. Déplacements, qui sont vitaux pour sa survie en hiver afin de chercher une nourriture devenue rare. Les raquettes, elles aussi, peuvent donc être durables ou ne pas l’être…

 

Exemples de sports d’hiver durables dans les espaces protégés :

 

Vanoise écotourisme propose des sorties raquettes tous les jours de l’hiver à partir de Ste Foy Tarentaise, station familiale entourée de vastes étendues semi-désertes, et des sorties ski nature avec initiation possible au ski de randonnée. Certaines sorties comportent des visites patrimoniales et la fondue dans un chalet d’alpages rénové du XVIème siècle.

 

Languedoc Nature, dirigée par Frédéric Certain, propose de nombreux séjours en hiver, sortant des sentiers battus sur divers massifs, notamment dans les Cévennes. Frédéric est la personne détachée au sein de V.V.E pour participer à la démarche de mise en œuvre du volet 3 de la CETD, en liaison avec IPAMAC et EUROPARCS. Il applique donc à ses propres séjours les principes défendus dans cette charte.

 

Pascal Lluch, gérant de RandoPays, travaille, lui, avec le Parc National des Ecrins. Certains de ses séjours sont déjà « labellisés » Parc National des Ecrins. Il vient de créer un premier séjour hiver : 5 belles randonnées faciles en étoile au sud des Alpes du Nord .

 

Fabrice Apère a fondé Vercors Escapade, qui, a développé divers séjours avec le Parc Naturel Régional du Vercors. En hiver il propose un large choix de séjours basés sur la découverte du milieu naturel.

 

Quant aux raquettes en Auvergne, elles sont proposées dans le même esprit et au cœur du parc naturel régional des volcans d’Auvergne (démarches en cours dans le cadre de la CETD) par Aluna Voyages et en Vallouise (Les Ecrins) par Pas à Pas.

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