Extrait du « Petit Futé » Tourisme Solidaire: entretien avec Jean-Pierre Lamic

Entretien avec Jean Pierre Lamic, président de l’association Voyageurs et Voyagistes éco-responsables et auteur de l’ouvrage : « Tourisme durable, utopie ou réalité ?» paru en Avril 2008 aux éditions l’Harmattan.

Votre association « Voyageurs et Voyagistes éco responsables » a un an. Quel est son dessein ?
Voyageurs et Voyagistes éco-responsables est la seule association française fondée à l’initiative de voyageurs. L’idée de cette association est de rassembler les 4 catégories d’acteurs du tourisme : les voyageurs mais également, les voyagistes, les guides (ou médiateurs) et les partenaires locaux qui accueillent les touristes. Seuls les professionnels ayant une vraie démarche éco-responsable peuvent intégrer l’association.  

Votre ouvrage « Tourisme durable, utopie ou réalité ?»  propose une autre façon d’envisager le tourisme. Existe t il une définition du Tourisme Solidaire ?
Un des enjeux de l’ouvrage était de clarifier les notions de tourisme solidaire, responsable, équitable et écotourisme. Il faut bien avoir à l’esprit que ces termes sont interdépendants et qu’il pas possible de cloisonner ces catégories. Les notions solidaire et équitable définissent des activités qui ont pour vocation première de venir en aide à des populations locales, qu’elles soient situées au sud ou au nord de la planète. Celles d’écotourisme et de tourisme responsable intègrent peu à peu ces dimensions sociales et culturelles, tout en favorisant l’aspect environnemental.

Quels conseils donneriez vous à un voyageur souhaitant partir en mission ou en chantier ?
Je lui conseille avant toute chose de prendre connaissance des critères des chartes et labels existants. En suivant la Charte du Voyageur Eco Responsable©, il pourra trouver de nombreuses indications sur l’organisation de son voyage et des clés de réflexion. Pourquoi partir ? Combien de temps ? Pour quoi faire ? sont sans conteste les questions essentielles que doit se poser un voyageur avant de s’engager.

Pensez vous que les missions et chantiers sont destinés à tous ?
Non. Certaines personnes acceptent difficilement les remises en question et ne sont pas capables d’assimiler le choc que produit en eux certaines situations. Avant de s’engager il faut bien avoir à l’esprit que l’on ne revient jamais d’une mission comme on est parti. La réussite d’une mission n’est pas liée à une catégorie socio professionnelle ou à une catégorie d’âge mais elle dépend essentiellement de la capacité à se remettre en question et à accepter d’autres modes de fonctionnement que ceux dictés par le conformisme social.

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